vendredi 5 février 2010

Historique du Club

Le sous-sol du 130 rue de Rivoli, avant de devenir un centre historique de l'histoire du swing et du jazz dans les années 50, était occupé par une mûrisserie de bananes puis par l'Académie des vins, rapidement transformée en cabaret éponyme.

Les chansonniers français s'y croisent et aiguisent leurs premiers sketchs, reproduisant à quelques encablures des Tuileries l'ambiance germano-pratine.

Jean Yanne y fera ses premières armes et contribuera à consacrer l'Académie comme une place forte des nuits parisiennes.

En 1954, le 130 devient le Swing Time, dirigé par le chef d'orchestre Braslavsky, ont vu passer de grands noms du jazz, tels que Sidney Bechet qui y a même donné son premier concert en Europe.

Jusqu'au milieu des années 60, le club connaît un succès constant et se pose comme une alternative de qualité aux caves de Saint-Germain. Pour autant, il continuera, jusqu'aux années 2000, à féderer les plus grands musiciens autour de sa prédominance pour le style traditionnel de Nouvelle-Orléans.

Le Slow Club, la cave du 130 poursuit son ambition respectueuse du passé et proposait, parmi ses nombreux concerts, deux soirées hebdomadaires consacrées exclusivement au boogie-woogie des années 50, période faste du Slow Blues et du Be-bop, où les accords lancinants ne perdaient pourtant rien de leur swing, où le jazz n'avait jamais si bien porté son nom.



Quelques années plus tard, une nouvelle génération reprend les commandes du club souterrain de la rue de Rivoli, avec un parti pris pour la danse à deux. Cha cha, rock'n'roll, swing… on jongle ici avec les rythmes rétro.

Une fois par mois (le samedi), une vingtaine de couples viennent s'exercer durant une heure (de 22 heures à 23 heures) avec des professeurs du Rock'n'Roll Dance Center (6, impasse Lévis, XVIIe).

Si les murs des trois petites salles en enfilade, autrefois encrassés de fumée, ont été poncés et la déco rafraîchie par des néons de couleurs, l'atmosphère intimiste n'a pas changé.

Si ce n'est que la clientèle, jeune (25 ans en moyenne), apprécie l'électro comme le swing. « Dancing is no'boring since 1954 », dit le carton d'invitation du NY Club. Preuve que les danses traversent les modes sans s'user!

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